L’alimentation vivante, une retour à la santé par une alimentation adaptée et non transformée.
- bugnicourthouartma
- 26 avr. 2024
- 17 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 juil.

L'alimentation vivante : redonner toute leur vitalité aux aliments
Lorsque l'on parle d'alimentation vivante, il ne s'agit évidemment pas de consommer des animaux vivants, mais de privilégier des aliments végétaux frais, peu transformés et non chauffés au-delà de 40 à 42 °C, température à partir de laquelle certaines molécules biologiques sensibles commencent progressivement à être altérées.
L'objectif est de préserver au maximum la richesse nutritionnelle naturelle des aliments : vitamines, minéraux, enzymes, antioxydants, polyphénols et autres composés bioactifs qui participent au bon fonctionnement de l'organisme.
La cuisson constitue certes un excellent moyen d'améliorer la conservation des aliments, de les rendre parfois plus digestes et d'éliminer certains micro-organismes pathogènes. En revanche, elle entraîne également une diminution plus ou moins importante de nombreux nutriments thermosensibles. Les vitamines C, B9 et plusieurs vitamines du groupe B figurent parmi les plus fragiles. Les polyphénols, certains pigments végétaux protecteurs ainsi qu'une partie des composés soufrés des légumes crucifères peuvent également être dégradés selon la température et la durée de cuisson.
Les enzymes naturellement présentes dans les végétaux sont elles aussi progressivement inactivées par la chaleur. Même si elles ne remplacent pas les enzymes digestives produites par notre organisme, leur présence participe à la vitalité biologique des aliments et s'inscrit dans la philosophie de l'alimentation vivante.
En limitant les cuissons agressives, on préserve davantage ces micronutriments indispensables au métabolisme cellulaire, aux défenses immunitaires, à la lutte contre le stress oxydatif et au maintien de nombreuses fonctions physiologiques.
Des préparations respectueuses des aliments
L'alimentation vivante ne se résume pas à manger des salades. Elle repose sur de nombreuses techniques culinaires permettant de transformer les aliments tout en préservant leurs qualités nutritionnelles :
extraction de jus à basse vitesse ;
mixage ;
déshydratation douce (≤ 42 °C) ;
marinades ;
lyophilisation (délimination de l'eau par le froid).
Certaines méthodes permettent même d'augmenter naturellement la valeur nutritionnelle des aliments :
la germination ;
la lactofermentation.
La germination multiplie notamment la teneur en certaines vitamines, augmente la biodisponibilité de plusieurs minéraux et réduit certains facteurs antinutritionnels. Quant à la lactofermentation, elle favorise le développement de bactéries bénéfiques, améliore la conservation des aliments et enrichit leur profil nutritionnel tout en soutenant la diversité du microbiote intestinal.
Une cuisine créative : la "crusine"
L'alimentation vivante est également devenue une véritable gastronomie, parfois appelée crusine. Cette cuisine fait appel à une grande créativité et permet de réaliser des plats aussi élaborés que savoureux sans cuisson traditionnelle.
Les légumes, fruits, jeunes pousses, graines germées, herbes aromatiques, algues, oléagineux, graines, céréales germées ou pseudo-céréales deviennent les ingrédients principaux de recettes variées : soupes crues, lasagnes végétales, pâtés, tartinades, desserts, gâteaux, flans, sauces, fromages végétaux, crackers ou encore pizzas crues.
Le beurre, les farines raffinées, le sucre blanc ou la crème sont avantageusement remplacés par des ingrédients naturellement riches en nutriments.
Les oléagineux occupent une place centrale dans cette cuisine. Amandes, noix, noix de cajou, noisettes, graines de tournesol, de courge, de lin, de sésame ou pignons de pin permettent de réaliser des crèmes, des sauces, des laits végétaux, des fonds de tarte, des pâtisseries ou encore des préparations salées.
Il est recommandé de les faire tremper plusieurs heures avant utilisation. Cette étape améliore leur digestibilité, favorise l'activation des graines, réduit une partie de l'acide phytique et facilite l'assimilation de certains minéraux comme le zinc, le magnésium ou le fer.
Pourquoi augmenter la part d'aliments vivants ?
Notre alimentation moderne s'est profondément transformée au cours des dernières décennies. Les produits ultra-transformés, riches en sucres raffinés, en farines blanches, en additifs, en graisses de mauvaise qualité et pauvres en micronutriments occupent aujourd'hui une place importante dans l'alimentation occidentale.
Parallèlement, la consommation de fruits, légumes frais, légumineuses, graines et aliments naturellement riches en fibres reste souvent insuffisante.
Cette évolution alimentaire est associée à une augmentation de nombreuses maladies chroniques : obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, stéatose hépatique, certains cancers, troubles digestifs ou encore maladies inflammatoires chroniques. Si ces pathologies sont multifactorielles (mode de vie, sédentarité, pollution, stress, génétique...), l'alimentation représente aujourd'hui l'un des principaux leviers de prévention.
Le système digestif humain possède de nombreuses caractéristiques témoignant d'une excellente adaptation à une alimentation riche en végétaux : une mastication importante, une salive riche en enzymes, un intestin grêle long favorisant l'absorption des nutriments, un microbiote complexe capable de fermenter les fibres alimentaires et de produire des métabolites protecteurs comme les acides gras à chaîne courte.
Sans exclure nécessairement les aliments cuits ou les produits animaux, augmenter la proportion d'aliments végétaux crus constitue un moyen simple d'enrichir naturellement son alimentation en fibres, vitamines, enzymes, antioxydants et composés phytochimiques protecteurs.
Pourquoi les aliments vivants sont-ils si riches en molécules protectrices ?
Les fruits, les légumes, les graines, les jeunes pousses et les aliments fermentés sont bien plus qu'une simple source de vitamines et de minéraux. Ils renferment des milliers de molécules bioactives qui agissent en synergie pour protéger notre organisme. Ces composés participent à la régulation de l'inflammation, au maintien du microbiote intestinal, à la protection des cellules contre le stress oxydatif et au bon fonctionnement des systèmes immunitaire, cardiovasculaire et nerveux.
Les polyphénols : de puissants protecteurs cellulaires
Les polyphénols regroupent une vaste famille de composés naturellement présents dans les végétaux. Ils comprennent notamment les flavonoïdes, les anthocyanes, les catéchines, les lignanes ou encore les acides phénoliques.
Leur principal rôle est de protéger les plantes contre les agressions extérieures (rayons UV, bactéries, champignons, insectes...). Chez l'Homme, ils exercent principalement des effets antioxydants et participent à la modulation de nombreux mécanismes inflammatoires.
Ils contribuent notamment à :
limiter le stress oxydatif ;
protéger les membranes cellulaires et l'ADN ;
soutenir les défenses immunitaires ;
préserver la santé cardiovasculaire ;
favoriser une bonne fonction cérébrale ;
nourrir certaines bactéries bénéfiques du microbiote.
Les fruits rouges, le raisin, la grenade, le cacao, le thé vert, les olives, les herbes aromatiques et de nombreux légumes en sont particulièrement riches.
Les caroténoïdes : les pigments de la vitalité
Les caroténoïdes sont les pigments naturels responsables des couleurs jaune, orange et rouge de nombreux végétaux. Les plus connus sont le bêta-carotène, le lycopène, la lutéine, la zéaxanthine et l'astaxanthine.
Ils possèdent une forte activité antioxydante et participent à la protection des cellules contre les radicaux libres. Certains sont également les précurseurs de la vitamine A, indispensable à la vision, aux muqueuses, à la peau et au système immunitaire.
Ils sont abondants dans les carottes, les patates douces, les tomates, les poivrons, les courges, les abricots ou encore les légumes verts.
Les glucosinolates et le sulforaphane : les trésors des crucifères
Les légumes de la famille des crucifères (brocoli, chou, chou-fleur, chou kale, radis, navet, roquette...) contiennent des glucosinolates.
Lorsque le légume est coupé, mastiqué ou légèrement broyé, une enzyme naturellement présente dans la plante (la myrosinase) transforme ces glucosinolates en plusieurs molécules actives, dont le sulforaphane.
Le sulforaphane est aujourd'hui l'un des composés végétaux les plus étudiés. Les recherches suggèrent qu'il participe notamment :
à l'activation des enzymes de détoxification du foie ;
à la protection contre le stress oxydatif ;
à la modulation des mécanismes inflammatoires ;
au soutien des défenses cellulaires ;
au maintien de la santé cérébrale et cardiovasculaire.
Une cuisson prolongée inactive en grande partie la myrosinase, ce qui réduit la formation du sulforaphane. Les jeunes pousses de brocoli, consommées crues, en constituent l'une des sources les plus concentrées.
La chlorophylle : le pigment vert de la vie
La chlorophylle est le pigment qui permet aux végétaux de capter l'énergie lumineuse grâce à la photosynthèse.
Chez l'Homme, elle est particulièrement appréciée pour ses propriétés antioxydantes. Certaines études suggèrent qu'elle pourrait contribuer à limiter les dommages liés au stress oxydatif et participer au maintien d'une bonne santé digestive.
Les légumes verts feuillus, les jeunes pousses, les herbes aromatiques, la spiruline et la chlorelle en sont particulièrement riches.
Les enzymes antioxydantes naturelles
Les végétaux frais contiennent également des enzymes comme la superoxyde dismutase (SOD), la catalase ou certaines peroxydases.
Même si ces enzymes alimentaires sont en grande partie dégradées lors de la digestion, leur présence témoigne de la vitalité biologique des aliments. Les composés végétaux qu'ils accompagnent peuvent stimuler indirectement les propres systèmes de défense antioxydants de l'organisme, notamment par l'activation de la voie Nrf2, véritable chef d'orchestre de la protection cellulaire.
Les fibres : bien plus qu'un simple régulateur du transit
Les fibres alimentaires représentent l'un des plus grands intérêts des végétaux.
Les fibres solubles servent de nourriture aux bactéries bénéfiques du microbiote. En les fermentant, celles-ci produisent des acides gras à chaîne courte (butyrate, acétate, propionate), véritables postbiotiques qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé intestinale.
Ces molécules contribuent notamment à :
nourrir les cellules du côlon ;
renforcer la barrière intestinale ;
moduler la réponse immunitaire ;
participer à la régulation de l'inflammation ;
améliorer le métabolisme du glucose et des lipides.
Une alimentation pauvre en fibres entraîne progressivement un appauvrissement de la diversité du microbiote, aujourd'hui considéré comme un facteur favorisant de nombreuses maladies chroniques.
La germination : une véritable explosion nutritionnelle
Lorsqu'une graine germe, elle mobilise ses réserves pour donner naissance à une nouvelle plante. Cette étape s'accompagne d'une profonde transformation nutritionnelle.
La germination augmente souvent la teneur en certaines vitamines (notamment la vitamine C et plusieurs vitamines du groupe B), améliore la biodisponibilité des minéraux en diminuant l'acide phytique, active de nombreuses enzymes naturelles et accroît la concentration de plusieurs composés antioxydants.
Les graines germées représentent ainsi de véritables concentrés de vitalité.
La lactofermentation : quand les bactéries travaillent pour nous
La lactofermentation est un procédé ancestral au cours duquel certaines bactéries transforment naturellement les sucres présents dans les légumes en acide lactique.
Ce processus améliore la conservation des aliments, augmente parfois la disponibilité de certains nutriments et produit de nombreux métabolites bioactifs. Il favorise également la production de postbiotiques, molécules issues du métabolisme bactérien qui participent à l'équilibre intestinal et immunitaire.
Toutefois, comme toute approche nutritionnelle, les aliments lactofermentés ne conviennent pas systématiquement à chacun. En présence d'une dysbiose importante, d'un SIBO, d'une candidose digestive ou d'une intolérance à l'histamine, ils peuvent être mal tolérés et devront parfois être introduits seulement après un travail de restauration du microbiote.
Une véritable synergie du vivant
L'intérêt de l'alimentation vivante ne repose pas sur une molécule isolée, mais sur l'extraordinaire synergie existant entre les milliers de composés naturellement présents dans les végétaux.
Vitamines, minéraux, fibres, enzymes, polyphénols, pigments, prébiotiques et postbiotiques agissent ensemble pour soutenir les grandes fonctions physiologiques. Cette diversité constitue probablement l'une des principales explications des bénéfices observés chez les personnes dont l'alimentation est riche en végétaux frais, peu transformés et variés.
Plus qu'un simple mode alimentaire, l'alimentation vivante est une manière de renouer avec une alimentation riche en biodiversité, capable de nourrir simultanément notre organisme… et les milliards de micro-organismes qui vivent en nous.

Comment débuter ?
Adopter une alimentation vivante ne signifie pas tout bouleverser du jour au lendemain. Il s'agit avant tout de rééquilibrer progressivement son assiette.
Quelques habitudes simples permettent déjà d'en ressentir les bénéfices :
commencer chaque repas par une crudité ;
intégrer quotidiennement des graines germées ;
consommer régulièrement des légumes lactofermentés ;
remplacer certains desserts par des fruits frais ;
préparer des smoothies ou des jus de légumes fraîchement extraits ;
privilégier les cuissons douces (vapeur, basse température) lorsque les aliments sont cuits.
En pratique, viser progressivement une alimentation composée d'environ 70 à 80 % d'aliments végétaux frais, peu transformés ou crus constitue un objectif réaliste pour de nombreuses personnes.
Beaucoup rapportent une amélioration de leur digestion, une augmentation de leur vitalité, une meilleure satiété et un plus grand bien-être général. Au-delà de ses apports nutritionnels, l'alimentation vivante invite surtout à renouer avec une cuisine plus naturelle, plus colorée et plus proche du vivant.
En pratique, comment adopter l'alimentation vivante ?
Contrairement aux idées reçues, l'alimentation vivante ne consiste pas uniquement à manger des salades. Il s'agit avant tout de privilégier des aliments frais, peu transformés, riches en nutriments et préparés de manière à préserver leur vitalité biologique. Chaque repas devient ainsi une occasion d'apporter à l'organisme un maximum de vitamines, de minéraux, de fibres, d'antioxydants et de composés protecteurs.
Quelques habitudes simples permettent déjà d'intégrer davantage d'aliments vivants au quotidien.
Les principes essentiels
privilégier les fruits, légumes, herbes aromatiques, champignons, algues, oléagineux et graines ;
consommer quotidiennement une part importante d'aliments crus ou préparés à basse température (moins de 42 °C lorsque cela est possible) ;
choisir des aliments bruts, non raffinés et les moins transformés possible ;
intégrer régulièrement des aliments germés et, selon sa tolérance digestive, des aliments fermentés (graines germées, miso non pasteurisé, natto, choucroute crue, tartare d'algues, kéfir, kombucha...) ;
privilégier des produits biologiques, locaux et de saison afin de limiter l'exposition aux pesticides et de favoriser des aliments récoltés à maturité ;
s'équiper progressivement d'un extracteur de jus, d'un blender puissant et, pour les plus passionnés, d'un déshydrateur.
Les jus de légumes : un concentré de micronutriments
Les jus de légumes obtenus à l'aide d'un extracteur à rotation lente constituent un excellent moyen d'augmenter rapidement ses apports en vitamines, minéraux, oligo-éléments et composés phytochimiques.
Comme les fibres insolubles sont en grande partie retirées, les micronutriments sont rapidement disponibles et nécessitent moins de travail digestif. Les jus peuvent être particulièrement intéressants chez les personnes présentant une fatigue importante, une digestion difficile ou un faible appétit.
En revanche, les fibres étant absentes, les jus ne remplacent pas la consommation de légumes entiers.
Vous pouvez ajouter une petite quantité de fruit pour améliorer le goût, mais la base du jus doit rester majoritairement composée de légumes. Chez les personnes diabétiques ou insulinorésistantes, il est préférable de limiter les fruits afin d'éviter une élévation trop importante de la glycémie.
Les meilleures associations sont par exemple :
concombre – céleri – épinards – citron ;
carotte – fenouil – gingembre ;
betterave – pomme verte – citron ;
chou kale – persil – concombre.
Les smoothies : l'énergie... avec les fibres
Contrairement aux jus, les smoothies conservent l'ensemble des fibres des fruits et légumes.
Ils procurent donc une meilleure satiété, ralentissent l'absorption des sucres et nourrissent davantage le microbiote intestinal.
Pour obtenir un smoothie équilibré, l'idéal est d'associer :
des légumes verts (épinards, kale, concombre, courgette...) ;
un ou deux fruits ;
une source de protéines (chanvre, spiruline, protéine végétale...) ;
une bonne graisse (graines de chia, lin, purée d'amandes, avocat...).
Cette combinaison permet d'obtenir une boisson rassasiante, riche en micronutriments et avec un impact glycémique plus modéré.
Les légumes lactofermentés : de précieux alliés... lorsqu'ils sont bien tolérés
La lactofermentation est l'une des plus anciennes méthodes de conservation des aliments. Elle repose sur le développement de bactéries lactiques naturellement présentes sur les végétaux, qui transforment les sucres en acide lactique.
Ce procédé présente de nombreux avantages :
excellente conservation sans cuisson ;
bonne préservation des vitamines et des minéraux ;
augmentation de certains composés bioactifs ;
amélioration de la digestibilité de certains légumes ;
production de métabolites favorables au microbiote intestinal.
La fermentation crée un milieu naturellement acide qui empêche le développement de nombreux micro-organismes indésirables et permet une conservation de plusieurs mois.
Cependant, contrairement à une idée largement répandue, les légumes lactofermentés ne conviennent pas à tout le monde.
Chez les personnes présentant une dysbiose importante, un SIBO, une prolifération de Candida, une intolérance à l'histamine ou une forte sensibilité digestive, ils peuvent parfois majorer les ballonnements, les douleurs abdominales, les diarrhées ou les réactions liées à l'histamine (flush, migraines, démangeaisons...).
Dans ces situations, il est souvent préférable de restaurer progressivement l'équilibre digestif avant de les introduire en petites quantités.
Voici une recettte de sirop pour les gourmands (et les patients!) :
Sirop fermenté de fraises (Cheong)
Le cheong est une préparation traditionnelle coréenne consistant à faire macérer des fruits dans une quantité égale de sucre. Au fil des semaines, le sucre extrait naturellement le jus des fruits, créant un sirop parfumé. Une légère fermentation se met ensuite en place grâce aux micro-organismes naturellement présents à la surface des fruits.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette méthode ne consiste pas uniquement à produire un sirop sucré : elle permet d'obtenir une préparation riche en arômes et en composés issus de la fermentation, tout en conservant les fruits qui pourront être réutilisés en cuisine.

Ingrédients
750 g de fraises bien mûres et saines
750 g de sucre blanc ou de sucre de canne (même poids que les fruits)
Quelques feuilles de basilic ou d'autres aromates (facultatif)
Matériel
Un grand bocal en verre parfaitement propre
Une gaze, une étamine ou un coton à fromage
Un élastique
Une bouteille en verre hermétique pour la conservation du sirop
Préparation
Lavez soigneusement les fraises et retirez les pédoncules. Éliminez tous les fruits présentant des traces de moisissure ou de pourriture. Les petites fraises peuvent être laissées entières ; les plus grosses peuvent être coupées en deux.
Pesez les fruits puis préparez exactement le même poids de sucre.
Dans le bocal, alternez des couches de fraises et de sucre jusqu'à épuisement des ingrédients. Terminez toujours par une couche généreuse de sucre afin de recouvrir complètement les fruits.
Couvrez le bocal avec une gaze ou une étamine maintenue par un élastique. Durant cette première phase, la préparation doit pouvoir respirer.
Fermentation
Laissez le bocal à température ambiante, à l'abri de la lumière, pendant environ 3 mois.
Au cours des premiers jours, le sucre va progressivement fondre sous l'effet du jus des fruits.
Pendant la première semaine, remuez délicatement le bocal chaque jour (sans ouvrir si possible) afin que les fruits qui remontent à la surface soient régulièrement immergés dans le sirop. Cette étape limite le développement de moisissures.
Filtration
Au bout de trois mois :
filtrez le sirop ;
versez-le dans une bouteille propre fermant hermétiquement.
À partir de cette étape, le sirop poursuit lentement sa maturation pendant plusieurs mois. Son développement aromatique est considéré comme optimal après environ un an, même s'il peut être dégusté bien avant.
Utilisation des fruits
Les fruits macérés ne se jettent pas. Ils peuvent être utilisés dans :
un yaourt ou un fromage blanc ;
un porridge ou un granola ;
des crêpes ou des gaufres ;
un gâteau ou des muffins ;
une glace ou un sorbet ;
ou encore être déshydratés pour obtenir de délicieuses gourmandises.
Conservation
Le sirop filtré se conserve de nombreux mois, voire plusieurs années, dans une bouteille hermétique, à l'abri de la chaleur et de la lumière.
Les fruits filtrés peuvent être conservés au réfrigérateur jusqu'à leur utilisation.
À essayer avec d'autres fruits
Cette recette fonctionne également avec de nombreux autres fruits :
framboises ;
cassis ;
cerises griottes ;
raisins ;
poires ;
camerises ;
argousier ;
groseilles ;
bleuets (myrtilles) ;
rhubarbe (avec une gousse de vanille) ;
Vous pouvez également parfumer votre cheong avec quelques feuilles de basilic, de romarin, de menthe, des pétales de rose ou encore un zeste d'agrume.
Quelques précautions
Le sucre joue ici un rôle essentiel dans l'extraction du jus et dans la maîtrise de la fermentation. Il est donc important de respecter le rapport 1:1 (un poids de sucre pour un poids de fruits). Utilisez toujours des fruits très frais et manipulez-les avec un matériel parfaitement propre afin de limiter les risques de contamination.
A savoir ! La forte concentration en sucre limite fortement le développement des bactéries lactiques comparativement à une véritable lactofermentation (comme la choucroute ou les légumes fermentés). En revanche, cette préparation développe des arômes complexes, contient des composés issus de la maturation enzymatique et peut renfermer certains micro-organismes fermentaires selon les conditions de préparation. Cette préparation est avant tout gustativue!
Les graines germées : de véritables concentrés de vie
La germination correspond au réveil de la graine. Pour donner naissance à une nouvelle plante, celle-ci active des centaines d'enzymes et mobilise l'ensemble de ses réserves nutritionnelles.
Cette transformation s'accompagne d'une augmentation importante de plusieurs vitamines, d'une meilleure biodisponibilité des minéraux et d'une diminution de certains facteurs antinutritionnels comme l'acide phytique.
Les graines germées constituent ainsi une source particulièrement intéressante :
de vitamines du groupe B ;
de vitamine C (dont la teneur augmente fortement au cours de la germination) ;
d'antioxydants ;
d'enzymes ;
de chlorophylle (dans les jeunes pousses) ;
de protéines plus digestes ;
de fibres ;
de minéraux hautement biodisponibles.
Leur faible densité calorique et leur richesse nutritionnelle en font un aliment de choix pour enrichir facilement les repas.
Une à deux cuillères à soupe par jour suffisent pour profiter de leurs bénéfices.
Elles s'intègrent facilement dans les salades, les smoothies, les tartinades, les soupes ou en garniture des plats.
Les meilleures graines à faire germer
Graines | Principaux intérêts |
Alfalfa | Très riche en vitamines, minéraux et phytoestrogènes naturels. Idéale en période de fatigue ou de convalescence. |
Brocoli | Exceptionnellement riche en glucoraphanine, précurseur du sulforaphane, puissant activateur des enzymes de détoxification. |
Lentille | Bonne source de protéines végétales, de fer et de fibres. Très rassasiante. |
Fenugrec | Riche en fibres et en mucilages. Soutient la digestion et participe à la régulation glycémique. |
Tournesol | Apporte vitamine E, zinc, magnésium et acides gras essentiels. |
Radis | Très riche en composés soufrés favorisant les mécanismes naturels de détoxification. |
Poireau | Source intéressante de composés soufrés et de prébiotiques. |
Trèfle rouge | Contient naturellement des isoflavones, étudiées notamment pour le confort féminin. |
Moutarde | Très aromatique et riche en glucosinolates protecteurs. |
Crusiner
Cette nouvelle façon de cuisiner est va vous changer la vie et la santé. Adieu les produits de bases classiques, bonjour graines, noix, fruits secs!
Ce n'est pas parce que vous dites adieu à la farine, à la crème, au sucre en poudre que vous ne pourrez plus manger de pizza, de gâteau, de tarte, de quiche... Simplement, on va revisiter les recettes!
La crusine est une alimentation qui rassasie beaucoup plus vite que l'alimentation transformée et cuite. Vous retrouverez enfin la sensation de satiété et vous diminuerez vos quantités avec une vitalité encore plus grande.
Certains chefs mettent en ligne des tutos, des recettes de crusine super facile. Alors, tentez l'expérience!!!
Les 10 idées reçues sur l'alimentation vivante
1. « Manger cru, c'est manger froid. »
Faux. L'alimentation vivante ne se résume pas aux salades. On peut préparer des soupes tièdes (chauffées à moins de 42 °C), des plats déshydratés, des galettes, des crackers, des pizzas crues, des lasagnes végétales, des desserts, des pains esséniens ou encore des boissons chaudes préparées sans ébullition.
2. « Les protéines végétales sont insuffisantes. »
Les végétaux apportent naturellement des protéines : légumineuses, graines germées, oléagineux, quinoa, sarrasin, chanvre, spiruline ou encore légumes verts. Dans les pays occidentaux, le problème est d'ailleurs plus souvent un excès qu'une carence en protéines. Les besoins peuvent être couverts avec une alimentation végétale diversifiée, à condition qu'elle soit suffisamment variée et adaptée aux besoins de chacun.
3. « Les aliments crus sont difficiles à digérer. »
Cela dépend de la personne et de son état digestif. Certaines personnes souffrant d'un microbiote déséquilibré, d'un syndrome de l'intestin irritable, d'une faible capacité digestive ou d'une dysbiose importante peuvent avoir besoin d'introduire progressivement les crudités. Les graines germées, les jus de légumes ou les aliments mixés sont souvent mieux tolérés que de grandes salades composées.
Les aliments lactofermentés sont généralement intéressants pour soutenir la diversité du microbiote, mais ils ne conviennent pas à tout le monde dans un premier temps. En cas de dysbiose sévère, de prolifération bactérienne de l'intestin grêle (SIBO/IMO), de candidose digestive ou d'intolérance à l'histamine, leur consommation peut parfois majorer les fermentations intestinales ou aggraver certains symptômes (ballonnements, douleurs, diarrhées, maux de tête, flush, démangeaisons…). Il est alors préférable de rééquilibrer d'abord le microbiote et de restaurer la fonction digestive avant de les réintroduire progressivement, selon la tolérance de chacun.
4. « La cuisson détruit tout. »
Non. La cuisson présente aussi des avantages. Elle améliore la digestibilité de certains aliments (légumineuses, pommes de terre, céréales), augmente la disponibilité de quelques nutriments comme le lycopène de la tomate ou le bêta-carotène de la carotte lorsqu'ils sont consommés avec un peu de matière grasse, et réduit certains composés indésirables naturellement présents dans certains végétaux.
En revanche, les cuissons longues ou à haute température diminuent la quantité de nombreuses vitamines thermosensibles et favorisent la formation de composés issus des réactions de brunissement, dont certains peuvent être délétères lorsqu'ils sont consommés en excès.
5. « Les enfants ne peuvent pas suivre une alimentation vivante. »
Les enfants ont avant tout besoin d'une alimentation variée, suffisamment énergétique et équilibrée. Augmenter la part des fruits, légumes crus, graines germées ou aliments fermentés est généralement bénéfique. En revanche, une alimentation exclusivement crue chez l'enfant nécessite un suivi rigoureux afin d'éviter certains déséquilibres nutritionnels.
6. « Les aliments fermentés sont dangereux. »
Lorsqu'ils sont préparés dans de bonnes conditions d'hygiène, les aliments lactofermentés sont utilisés depuis des millénaires dans de nombreuses cultures. Ils favorisent la conservation des aliments, enrichissent leur profil nutritionnel et apportent des micro-organismes qui peuvent contribuer à l'équilibre du microbiote intestinal.
Ils peuvent contribuer à enrichir la diversité microbienne et soutenir l'équilibre du microbiote chez de nombreuses personnes, mais leur tolérance dépend de l'état digestif individuel.
7. « Manger vivant coûte cher. »
Pas forcément. Les légumes de saison, les fruits locaux, les légumineuses, les graines à faire germer ou les légumes destinés à la lactofermentation restent parmi les aliments les plus économiques. En préparant davantage ses repas à la maison, il est souvent possible de réduire son budget alimentaire tout en améliorant leur qualité nutritionnelle.
8. « Il faut devenir végétalien pour manger vivant. »
Absolument pas. L'alimentation vivante consiste avant tout à augmenter la proportion d'aliments frais, peu transformés et riches en nutriments. Chacun peut l'adapter selon ses convictions, ses habitudes alimentaires, son état de santé et ses besoins.
9. « Il faut passer au 100 % cru. »
Ce n'est ni indispensable ni forcément souhaitable. Pour la plupart des personnes, viser progressivement 60 à 80 % d'aliments végétaux frais, crus ou peu transformés constitue déjà une excellente évolution. Les aliments cuits conservent naturellement leur place, en privilégiant les cuissons douces comme la vapeur ou la basse température.
10. « Les résultats sont immédiats. »
Certaines personnes ressentent rapidement davantage de légèreté digestive, une meilleure énergie ou un meilleur transit. Chez d'autres, les changements sont plus progressifs. Comme toute modification alimentaire, les bénéfices dépendent de nombreux facteurs : qualité globale de l'alimentation, sommeil, activité physique, stress, état du microbiote, équilibre hormonal et pathologies éventuelles. L'alimentation vivante ne constitue pas un traitement à elle seule, mais elle peut représenter un levier intéressant dans une démarche globale de prévention et de santé intégrative.
[2] Dr Denis Lamboley, 150 recettes de super jus, les vertus des fruits et des légumes dans votre verre, Marabout, 2015.
[3] Dr Norman W. Walker, Votre santé par les jus frais de légumes et de fruits, Éditions d’Utovie, 2016.




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