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Digestion sereine : les bons réflexes à table

Dernière mise à jour : 10 avr.



La digestion est un processus vivant qui se soutient naturellement par des choix alimentaires simples et respectueux du corps.


Pour favoriser une digestion optimale et limiter les inconforts tels que les ballonnements, il est essentiel de respecter à la fois une bonne répartition des aliments dans l’assiette et un ordre de consommation adapté.

Idéalement, l’assiette se compose d’un quart de légumes crus, riches en enzymes et en fibres vivantes, d’un quart de légumes cuits, plus doux pour le système digestif, d’un quart de protéines, et d’un quart de féculents.



L’ordre de consommation joue un rôle clé : commencer par les légumes crus, puis les légumes cuits, permet de stimuler naturellement la production d’enzymes digestives et de préparer le système digestif. Les protéines et surtout les féculents, plus longs et plus complexes à digérer, sont à consommer en fin de repas. En effet, les glucides (féculents) peuvent fermenter s’ils stagnent dans l’estomac, notamment lorsqu’ils sont consommés en début de repas ou associés à des aliments qui ralentissent la digestion. Cette fermentation peut entraîner gaz, ballonnements et inconfort digestif.

Une portion de protéines par jour est généralement suffisante pour couvrir les besoins de l’organisme, et il est préférable de la consommer le matin ou le midi, moments où la digestion et le métabolisme sont les plus efficaces.


Dans cette logique, il est également préférable d’éviter de consommer des fruits en fin de repas lorsque celui-ci est riche en féculents. Les fruits, qui se digèrent rapidement, risquent alors de fermenter s’ils restent bloqués derrière des aliments plus longs à digérer, perturbant ainsi l’ensemble du processus digestif.


Par ailleurs, il est recommandé d’éviter de boire pendant le repas, car cela peut diluer les sucs digestifs et ralentir le travail enzymatique. Il est préférable de boire en dehors des repas, idéalement 20 à 30 minutes avant ou environ 1 heure après. Et si vous buvez en fin de repas, ajoutez quelques gouttes de jus de citron afin de soutenir le travail du foie et stimuler la production de glutathion, puissant antioxydant essentiel aux processus de détoxification de l’organisme.


Si l’objectif est la perte de poids, il peut être intéressant de réduire, voire de supprimer la portion de féculents. Celle-ci peut être remplacée par davantage de légumes crus ou cuits, ou simplement supprimée si la satiété est atteinte. Cela permet d’alléger la charge digestive et de favoriser l’utilisation des réserves énergétiques.


D’autres habitudes simples peuvent également améliorer la digestion : manger dans le calme, bien mastiquer (la digestion commence dans la bouche), éviter les repas trop rapides, et respecter la sensation de satiété.



Enfin, il est important de rappeler que nos sociétés modernes ont tendance à manger trop, trop souvent et des aliments trop transformés.

La fatigue ressentie après un repas est souvent le signe d’une digestion laborieuse, liée à un excès de féculents et/ou de protéines, à une mastication insuffisante, à un repas trop copieux ou consommé trop rapidement, ou encore à un repas pris dans un contexte de stress (disputes, contrariétés, tensions émotionnelles). Dans ces conditions, l’organisme mobilise une grande partie de son énergie vers le système digestif, au détriment de la vigilance et de la clarté mentale. Une mauvaise répartition des aliments, un ordre de consommation inadapté, la consommation de boissons pendant le repas ou encore des associations alimentaires peu favorables peuvent également alourdir la digestion. À cela s’ajoute la qualité des aliments : des produits trop transformés, pauvres en nutriments et riches en additifs, sollicitent davantage les capacités digestives. Cette fatigue post-prandiale est donc un signal précieux du corps, invitant à ajuster ses habitudes alimentaires vers plus de simplicité, de mastication, de calme et d’écoute des besoins réels de l’organisme.


Retrouver la santé passe par plus de simplicité dans l’assiette : des aliments bruts, naturels, peu transformés, et une écoute plus fine des besoins du corps. Il s’agit de réapprendre à manger lorsque la faim est réelle, et non par habitude ou parce que l’horloge l’indique.

Cette approche gagne à être complétée par une alimentation en pleine conscience : prendre le temps de s’installer, de respirer, de se reconnecter à ses sensations, de mastiquer lentement et d’être pleinement présent à son repas. L’environnement joue également un rôle essentiel : manger dans le calme, loin des écrans, dans une atmosphère sereine et agréable, permet au système digestif de fonctionner de manière optimale.

Ces principes simples permettent de retrouver une digestion plus fluide, un ventre plus léger et une énergie durable au quotidien.


Voici d'ailleurs un schéma vous présentant les bonnes associations alimentaires.

La digestion est un processus complexe qui dépend en grande partie des combinaisons alimentaires que nous faisons. Certains aliments nécessitent des temps et des conditions digestives très différents : les mélanger peut ralentir la digestion, provoquer des fermentations, des ballonnements et une perte d’énergie.



Les fruits, par exemple, ont une digestion très rapide. Lorsqu’ils sont consommés avec d’autres aliments plus lents à digérer (comme les protéines ou les amidons), ils peuvent stagner dans l’estomac et fermenter. C’est pourquoi il est préférable de les consommer seuls, à distance des repas.

Les protéines et les amidons, quant à eux, demandent des environnements digestifs opposés (acide pour les protéines, plus alcalin pour les amidons). Leur association peut donc perturber le travail digestif et fatiguer l’organisme.

À l’inverse, les légumes représentent une base idéale : riches en fibres et en enzymes, ils facilitent la digestion et s’associent facilement avec les protéines comme avec les amidons. Les lipides (huiles, beurre) peuvent également accompagner ces groupes sans difficulté, en soutenant la satiété et l’assimilation des nutriments.

En résumé : plus les repas sont simples et cohérents, plus la digestion est fluide… et plus l’organisme gagne en énergie et en vitalité.



Prenez soin de ce que vous mettez dans votre assiette, car n’oubliez pas : nous sommes ce que nous mangeons. Une alimentation trop cuite, transformée ou appauvrie en nutriments ne peut soutenir pleinement votre vitalité. À l’inverse, les aliments vivants — fruits frais, crudités, oléagineux, graines, algues… — nourrissent en profondeur le corps et apportent cette énergie essentielle à l’équilibre physique, mental et émotionnel.


Marianne Houart-Bugnicourt

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