L'acidose métabolique, l'origine de bien des symptômes!
- bugnicourthouartma
- 2 févr. 2024
- 10 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
“Certainement l’acide est-il le plus nuisible de tous les états d’humeurs » ; cette phrase, attribuée à Hippocrate, nous montre que ce problème d’acidose était déjà soulevé et estimé dans la prise en charge de la santé.

L'équilibre acido-basique correspond à un état optimal de fonctionnement de l'organisme, caractérisé par une régulation constante entre les substances acidifiantes et alcalinisantes présentes dans le corps.
Cet équilibre dépend du pH (potentiel hydrogène), qui reflète la concentration en ions hydrogène (H+) dans les liquides biologiques. Plus la concentration en ions H+ est élevée, plus le milieu est acide. À l'inverse, plus elle est faible, plus le milieu est alcalin.
La régulation de cet équilibre repose principalement sur deux organes essentiels :
Les poumons, qui éliminent le dioxyde de carbone (CO₂), un acide volatil produit par le métabolisme cellulaire.
Les reins, qui contrôlent l'élimination des acides fixes et régulent la concentration en bicarbonates, principaux tampons alcalins de l'organisme.
D'autres organes, comme le foie, les muscles et les os, participent également au maintien de cet équilibre en servant de réserves ou de relais métaboliques.
Sans entrer dans les détails biochimiques complexes, il est important de comprendre que certains éléments minéraux contribuent davantage à l'alcalinisation de l'organisme, notamment le calcium, le magnésium, le sodium et le potassium. D'autres éléments, tels que le phosphore, le soufre et certains composés azotés issus du métabolisme des protéines, participent davantage à la charge acide de l'organisme.
Comme ces minéraux ne peuvent être fabriqués par le corps, ils doivent être apportés quotidiennement par l'alimentation afin de soutenir le maintien de l'équilibre acido-basique.
Un équilibre vital
La vie humaine s'épanouit dans un environnement biologique très stable. Le pH sanguin est normalement maintenu entre 7,35 et 7,45, soit un milieu légèrement alcalin.
Cette stabilité est essentielle à la survie. Une variation importante du pH sanguin, même minime, peut perturber le fonctionnement des enzymes, des hormones, des cellules nerveuses et de nombreux processus physiologiques.
Il faut également savoir que l'échelle du pH est logarithmique. Ainsi, un pH de 6 n'est pas seulement un peu plus acide qu'un pH de 7 : il est dix fois plus acide. Un pH de 5 est cent fois plus acide qu'un pH de 7.
L'organisme met donc en œuvre de nombreux mécanismes de compensation afin de maintenir le pH sanguin dans une zone compatible avec la vie.
Un équilibre constamment ajusté
Le pH n'est pas figé et varie naturellement selon les compartiments de l'organisme et les moments de la journée.
Par exemple :
L'estomac possède un pH très acide, indispensable à la digestion.
La salive peut varier selon l'alimentation, le stress ou le rythme circadien.
L'urine fluctue quotidiennement en fonction des substances éliminées par les reins.
Après un repas, le métabolisme produit naturellement des déchets acides. Pour éviter toute variation excessive du pH sanguin, l'organisme mobilise alors différents systèmes tampons et utilise notamment certains minéraux alcalinisants afin de neutraliser ces acides.
Les principaux facteurs favorisant l'acidification du
terrain
Plusieurs facteurs peuvent augmenter la charge acide de l'organisme :
Une alimentation riche en produits ultra-transformés, sucres raffinés et protéines animales en excès.
Des carences en micronutriments indispensables aux réactions métaboliques.
Une digestion inefficace ou un affaiblissement des fonctions digestives.
Une élimination insuffisante des déchets métaboliques par les reins, les poumons ou la peau.
Le stress chronique, le manque de sommeil, la sédentarité et les tensions émotionnelles prolongées.
Le rôle de l'alimentation
La digestion des protéines, notamment des protéines animales, génère naturellement des acides sulfurés et phosphorés qui augmentent la charge acide à éliminer.
À l'inverse, les fruits, les légumes, les herbes aromatiques et certaines eaux minérales apportent davantage de minéraux alcalinisants qui soutiennent les systèmes de compensation de l'organisme.
Il est important de préciser qu'un aliment n'est pas jugé acidifiant ou alcalinisant selon son goût, mais selon les résidus métaboliques qu'il laisse après digestion et assimilation.
Ainsi, le citron possède un goût acide mais exerce globalement un effet alcalinisant après son métabolisme.
Conséquences d'une surcharge acide chronique
Lorsque les capacités de compensation sont dépassées ou sollicitées de manière excessive pendant de longues périodes, certaines conséquences peuvent apparaître.
L'organisme peut alors mobiliser davantage ses réserves minérales, notamment le calcium, le magnésium et le potassium, afin de tamponner les excès d'acides.
Cette mobilisation prolongée peut contribuer à :
Une fatigue chronique.
Des tensions musculaires.
Une récupération plus difficile après l'effort.
Une fragilisation osseuse à long terme chez certaines personnes.
Une augmentation de certains phénomènes inflammatoires.
Par ailleurs, un environnement tissulaire plus acide semble favoriser l'activation de certains récepteurs nerveux sensibles aux ions hydrogène, appelés ASIC (Acid-Sensing Ion Channels). Leur stimulation participe à la perception de la douleur, notamment dans les tissus musculaires et articulaires.
Acidité, inflammation et santé globale
L'inflammation et l'acidification tissulaire entretiennent souvent des interactions complexes.
Un terrain inflammatoire augmente la production de déchets acides, tandis qu'un excès de charge acide peut favoriser certains mécanismes inflammatoires et le stress oxydatif.
Cependant, il serait réducteur d'affirmer que toutes les maladies inflammatoires sont uniquement dues à une acidité excessive. L'inflammation résulte généralement de multiples facteurs : alimentation, microbiote intestinal, stress, infections, toxiques environnementaux, déséquilibres hormonaux et susceptibilité génétique.
Néanmoins, favoriser un terrain légèrement alcalin grâce à une alimentation riche en végétaux, une bonne hydratation, une activité physique régulière et une gestion efficace du stress constitue un levier important pour préserver l'équilibre physiologique de l'organisme.
L'équilibre acido-basique représente l'un des grands mécanismes de régulation du vivant. Chaque jour, notre organisme doit neutraliser et éliminer les acides produits par le métabolisme afin de maintenir un pH sanguin compatible avec la vie.
Lorsque les systèmes de compensation sont durablement sollicités, une fatigue métabolique peut s'installer et favoriser l'apparition de divers troubles fonctionnels.
Adopter une alimentation riche en végétaux, préserver ses réserves minérales, soutenir ses fonctions d'élimination et réduire le stress constituent des piliers essentiels pour maintenir cet équilibre subtil, véritable fondement de la vitalité et de la santé à long terme.
Les facteurs qui peuvent augmenter la charge acide de l'organisme
Au-delà de l'alimentation, de nombreux facteurs liés au mode de vie peuvent augmenter la production de déchets métaboliques acides ou solliciter davantage les mécanismes de compensation de l'organisme :
La prise prolongée de certains médicaments.
Le manque de sommeil.
Le stress chronique.
La sédentarité.
Une respiration superficielle ou une mauvaise oxygénation tissulaire.
Le surmenage physique ou intellectuel.
Une activité physique excessive sans récupération suffisante.
Certaines maladies métaboliques, notamment un diabète insuffisamment équilibré.
Les tensions émotionnelles répétées, les ruminations, la colère ou le ressentiment.
L'ensemble de ces facteurs peut contribuer à augmenter la charge métabolique de l'organisme et favoriser l'apparition d'un terrain inflammatoire lorsqu'ils s'installent dans la durée.
Les manifestations d'un terrain inflammatoire chronique
Lorsque les mécanismes de compensation sont durablement sollicités, différentes manifestations fonctionnelles peuvent apparaître.
Sur le plan psycho-émotionnel, certaines personnes peuvent ressentir :
Une irritabilité accrue.
Une impatience inhabituelle.
Une nervosité persistante.
Une plus grande sensibilité au stress.
Une fatigue mentale.
Des troubles de l'humeur ou une baisse de motivation.
Sur le plan physique, les signes peuvent être variés selon les individus et leur terrain.
Le rôle des émonctoires
L'organisme dispose de plusieurs voies d'élimination destinées à évacuer les déchets issus du métabolisme.
Les principaux émonctoires sont :
Les reins.
Les poumons.
Le foie.
Les intestins.
La peau, par l'intermédiaire de la transpiration.
D'autres tissus et muqueuses participent également aux processus d'élimination et de régulation.
Lorsque la charge métabolique devient importante, ces organes peuvent être davantage sollicités, ce qui peut favoriser l'apparition de différents symptômes ou réactions inflammatoires.
Manifestations possibles selon les systèmes concernés
Au niveau cutané
La peau constitue un important organe d'élimination. Une surcharge métabolique peut parfois s'accompagner de :
Eczéma.
Psoriasis.
Dermatites.
Mycoses récidivantes.
Herpès.
Démangeaisons.
Transpiration abondante ou odorante.
Fragilité des cheveux et des ongles.
Vieillissement prématuré de la peau.
Au niveau ORL
On peut parfois observer :
Rhinopharyngites répétées.
Sinusites.
Otites.
Laryngites.
Au niveau respiratoire
Certaines personnes présentent :
Une respiration plus courte.
Une sensibilité bronchique.
Une toux récurrente.
Des épisodes de bronchite plus fréquents.
Au niveau digestif
Le système digestif est souvent l'un des premiers concernés :
Reflux gastro-œsophagien.
Brûlures d'estomac.
Ballonnements.
Flatulences.
Mauvaise haleine.
Langue chargée.
Digestion lente.
Sensibilité gastrique.
Au niveau rénal et urinaire
Les manifestations peuvent inclure :
Besoin fréquent d'uriner.
Réveils nocturnes pour uriner.
Sensibilité vésicale.
Prédisposition à certains calculs urinaires.
Au niveau bucco-dentaire
On retrouve parfois :
Sensibilité gingivale.
Aphtes récidivants.
Fragilité de l'émail.
Gingivites.
Au niveau musculo-squelettique
Les déséquilibres inflammatoires chroniques peuvent s'accompagner de :
Tensions musculaires.
Crampes.
Courbatures persistantes.
Raideurs articulaires.
Tendinites.
Douleurs articulaires.
Sensibilité accrue à la douleur.
On sait notamment qu'une diminution locale du pH dans certains tissus peut activer des récepteurs nerveux spécialisés appelés ASIC (Acid-Sensing Ion Channels), impliqués dans la perception de la douleur.
Au niveau du système nerveux
Les manifestations fréquemment observées sont :
Fatigue.
Difficultés de concentration.
Troubles du sommeil.
Migraines.
Sensation de tension nerveuse.
Baisse de vitalité.
Au niveau immunitaire
Un terrain inflammatoire chronique peut contribuer à fragiliser certains mécanismes de défense de l'organisme et favoriser une plus grande sensibilité aux infections ou aux réactions allergiques.
Au niveau cardiovasculaire et métabolique
Les déséquilibres métaboliques chroniques peuvent s'accompagner de :
Troubles de la circulation.
Hypertension.
Syndrome métabolique.
Résistance à l'insuline.
Perturbations du métabolisme lipidique.
Comment soutenir l'équilibre acido-basique ?
La première étape consiste à adopter une alimentation riche en aliments végétaux peu transformés.
Les fruits, les légumes, les herbes aromatiques, les légumineuses, les oléagineux et les graines apportent naturellement de nombreux minéraux alcalinisants et antioxydants qui soutiennent les mécanismes de régulation de l'organisme.
À l'inverse, il est conseillé de limiter :
Les aliments ultra-transformés.
Les excès de sucres raffinés.
Les boissons alcoolisées.
Les sodas.
Le tabac.
L'hydratation joue également un rôle essentiel dans l'élimination des déchets métaboliques.
L'importance des aliments peu transformés
Une alimentation composée d'aliments frais et peu transformés permet de préserver au maximum les vitamines, les minéraux, les fibres et les composés protecteurs naturellement présents dans les aliments.
Les fruits mûrs, les légumes, les graines, les noix, les légumineuses et les aliments de qualité constituent ainsi une base particulièrement intéressante pour soutenir les fonctions métaboliques et limiter la surcharge inflammatoire.
Les modes de cuisson doux (vapeur douce, basse température, cuisson courte) permettent généralement de mieux préserver certains nutriments sensibles à la chaleur tout en conservant une bonne digestibilité des aliments.
Conclusion
L'équilibre acido-basique ne consiste pas à modifier artificiellement le pH sanguin, que l'organisme régule naturellement avec une grande précision. Il s'agit plutôt de réduire la charge métabolique excessive qui sollicite les systèmes de compensation et favorise les phénomènes inflammatoires chroniques.
Une alimentation riche en végétaux, une activité physique régulière, une bonne qualité de sommeil, une gestion adaptée du stress et un soutien efficace des fonctions d'élimination constituent les principaux leviers permettant de préserver cet équilibre essentiel à la santé et à la vitalité.
Afin de faciliter l’équilibre acido-basique, je recommande :
De faire des cures de citrates de calcium, de potassium et de magnésium pour lutter contre les effets de l’acidité et pour reminéraliser l’organisme, pendant 2 à 3 mois.
ACIDIAL chez Thérascience (calcium, magnésium, potassium, zinc: en sachet)
De boire chaque matin un demi-verre de solution de chlorure de magnésium. Le chlorure de magnésium va reminéraliser l’organisme, lutter contre l’acidité et renforcer le système immunitaire pour diminuer l’inflammation. Diluer un sachet de 20 grammes dans un litre d’eau et le conserver au frigo.
De boire uniquement de l’eau de source pour hydrater correctement le corps et ne pas fatiguer davantage les reins avec une eau minérale (les minéraux augmentent l’élimination).
De consommer des aliments vivants, fruits et légumes crus, très alcalifiants pour l’organisme. Les fruits apportent l’énergie et les vitamines dont votre corps a besoin, et les légumes apportent les oligo-éléments.
De consommer des aliments riches en oméga 3. Les aliments les plus riches en oméga 3 sont certains végétaux comme la noix, l’huile de colza, de soja, de lin, les graines de tournesol, graines de lin, noix...
De boire 1 litre d’infusion par jour pendant 2 mois, d’un mélange de : Romarin (pour soutenir le foie dans l’élimination) et de feuilles de frêne ou de fleurs de bruyère : ces plantes agissent comme un solvant pour l’acide urique (elles sont désacidifiantes, ce sont des solvants d'acides).
De prendre, en gemmothérapie, pour son effet sédatif et alcalifiant, le bourgeon de peuplier. Ce bourgeon est efficace pour calmer les douleurs articulaires et musculaires. Le peuplier est riche en salicylates qui se transforment en acide salicylique, un précurseur de l’aspirine, d’où son action calmante. Il a également une action alcalifiante, favorisant l'élimination rénale des acides qui ont tendance à entretenir les inflammations articulaires. Il diminue ainsi le taux d'acide urique.
De prendre des bains très chauds ou des séances de sauna de 15 à 20 mn (la chaleur élimine les acides).
De faire du sport (mais pas intensif), l’activité physique est excellente pour éliminer l’acidité.
De bien dormir, de se reposer et d'avoir des moments de tranquillité.
de se faire masser par un tiers.
De pardonner, d'être bienveillant.
Pour aller plus loin, je conseillerais d’effectuer une purge au sulfate de magnésium tous les 15 jours pendant 2 mois afin d’aider le corps à éliminer les déchets cristoïdaux. Cette purge doit être accompagnée par un médecin ou un(e) naturopathe qui maîtrise la technique puisqu’elle ne peut pas convenir à tous et qu’elle peut provoquer des crises d’élimination parfois intenses.
Le sulfate de magnésium ou sel d’Epsom va avoir un impact sur les déchets cristoïdaux et sur les déchets colloïdaux. Il va permettre d’évacuer les sécrétions du foie, de la vésicule et du pancréas et faire un gros travail d’élimination au niveau rénal et intestinal.
La purge ne peut être possible que pour les personnes ayant une bonne vitalité, elle est donc formellement contre-indiquée aux :
Femmes enceintes, (risque de fausses couches élevé et risque de déclencher des accouchements)
Nourrissons, enfants de moins de 12 ans,
Personnes âgées,
Personnes à faible vitalité ou émaciées,
Personnes ayant subi une chirurgie récente,
Personnes ayant des problèmes importants au niveau du foie, des reins, et des intestins,
Personnes sous traitement médical important comme une chimiothérapie.
Une purge se prépare. Il faut au préalable faire une « transition alimentaire », appelée aussi “descente alimentaire”, de plusieurs jours. Cela permet d’éviter des “crises d’élimination” trop importantes, de provoquer un choc de l’organisme ou de fatiguer des organes en manque de vitalité.
Après une purge, des « crises d’élimination » sont possibles, car le corps est entré en phase d’élimination. Ce peut être une transpiration excessive, l’apparition de boutons, de plaques sur la peau, de la fièvre, un rhume, une toux, ou une baisse de vitalité… Ceci peut être gênant, mais cela reste passager. Il est essentiel de rester en contact avec votre médecin ou votre naturopathe, qui envisagera peut-être une seconde purge pour accélérer la crise d’élimination (si la vitalité est bonne) ou qui vous donnera d’autres conseils pour accompagner les symptômes.
Si l’on veut rétablir le « terrain », éliminer un maximum de déchets, la purge est essentielle et très efficace.
Lorsque l'on prend conscience de l'importance des toxémies dans la survenue des symptômes et que l'on comprend les moyens mis en place par l'organisme pour lutter contre, il est beaucoup plus simple de se soigner. Cela donne du sens à ce que vous vivez, à quel que niveau que ce soit (physique, mental, émotionnel) et cela vous permet de reprendre votre santé en main, en donnant à votre corps ce qu'il y a de meilleur pour lui.

[1] Robert Morse, Le miracle de la détoxification, Editions Autonomia, 2022, page 118. Selon lui, un autre problème lié à la consommation de lait est le diabète. « De nombreuses études établissent un lien entre la consommation de lait pasteurisé et le diabète. Les anticorps produits pour lutter contre ces protéines de lait modifiées et nocives, s’attaquent également aux cellules béta du pancréas, situées dans les îlots de Langerhans, qui ont pour fonction de sécréter l’insuline. »




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