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SYNDROME DU CANAL CARPIEN, l'opération est-elle inévitable?


Fourmillements nocturnes, engourdissement des doigts, douleurs du poignet, perte de force dans la main…

Le syndrome du canal carpien est aujourd’hui l’une des atteintes nerveuses les plus fréquentes, touchant aussi bien les travailleurs manuels que les personnes utilisant intensivement clavier, souris ou smartphone.


Face à ces symptômes parfois très invalidants, la chirurgie est souvent présentée comme la solution de référence. Pourtant, l’opération est-elle réellement inévitable dans tous les cas ?

Derrière une compression du nerf médian apparemment locale se cachent bien souvent des déséquilibres plus globaux : inflammation chronique, troubles hormonaux, surcharge mécanique, carences nutritionnelles ou stress prolongé.

Comprendre les mécanismes du canal carpien permet d’envisager une prise en charge intégrative, associant examens médicaux, correction du terrain, approches naturelles et accompagnement du mode de vie. Dans de nombreux cas, cette démarche globale peut soulager durablement les symptômes et retarder, voire éviter, une intervention chirurgicale.


Les approches naturelles constituent un accompagnement précieux du syndrome du canal carpien, mais doivent toujours être adaptées au terrain, à l’âge, au contexte médical et au stade d’évolution de la pathologie. Le traitement naturel vise à prévenir, soulager et accompagner, mais ne remplace pas un suivi médical lorsque le nerf est gravement compromis.

Quand le traitement naturel ne suffit pas, un avis chirurgical doit être envisagé en cas de :

  • Perte de force marquée de la main,

  • Atrophie de la loge thénar,

  • Douleurs constantes malgré un traitement médical bien conduit,

  • EMG montrant une atteinte nerveuse sévère.

 

Signes et symptômes


Le canal carpien est situé entre les os du poignet et un ligament fibreux puissant (le ligament annulaire antérieur).



À cet endroit passent :

  • Le nerf médian,

  • Les tendons fléchisseurs des doigts, entourés d’une gaine contenant un lubrifiant naturel (liquide synovial riche en acide hyaluronique).

La plupart du temps, le syndrome du canal carpien est du à la compression progressive du nerf médian par le ligament annulaire antérieur.

Les troubles les plus fréquents sont :

  • Des douleurs et des sensations anormales (fourmillements, brûlures) dans les trois premiers doigts de la main,

  • Survenant surtout la nuit, réveillant le patient et altérant le sommeil,

  • Parfois associées à une perte de force ou une maladresse gestuelle avec lâchage d'objets.

 

Causes du syndrome du canal carpien


Causes mécaniques (les plus fréquentes)

  • Mouvements répétitifs,

  • Vibrations fréquentes,

  • Gestes prolongés,

  • Mauvaises positions de la main et du poignet.

Causes associées

  • Kyste du poignet,

  • Troubles métaboliques ou hormonaux : hypothyroïdie, goutte,

  • Rhumatismes inflammatoires,

  • Traumatismes,

  • Diabète,

  • Grossesse (rétention hydrique, modifications hormonales).

Le problème est donc mécanique, mais très souvent favorisé par un terrain inflammatoire, hormonal ou métabolique.

 

Examens et bilans utiles

 

Examens cliniques classiques :

  • Test de Tinel : percussion du nerf médian avec un marteau réflexe → picotements si nerf irrité (le médecin tape sur le nerf médian. S’il est endommagé, il provoque des picotements dans les trois premiers doigts). 

 

  • Signe de Phalen : mains dos à dos, poignets fléchis → reproduction des symptômes au bout d'une minute. (On place les mains dos à dos. On les plie. Des picotements dans les doigts sont un indice de compression du nerf).

 

  • Électromyogramme (EMG) : mesure de la vitesse de conduction du nerf médian (examen complémentaire consistant à placer des électrodes sur l’avant-bras du patient. Après stimulation électrique, on mesure la vitesse à laquelle le nerf médian transmet les messages aux muscles. Un temps de réponse anormalement long est un autre critère probant.).

 

Bilans biologiques à ne pas négliger

  • TSH : idéalement entre 1 et 2 mUI/L

  • T4 libre / T3 libre : milieu ou haut de la norme

  • Glycémie à jeun : < 0,95 g/L

  • Insuline à jeun : < 8 µUI/mL

  • Vitamine B6 (PLP) : bas-normale = facteur de risque

  • Vitamine B12 : idéal > 500 pg/mL

  • Vitamine D (25-OH) : cible 40–60 ng/mL

Dans 8 cas sur 10, un terrain d’hypothyroïdie fruste ou installée est retrouvé.


TRAITEMENT MEDICAL


En premier intention: port d'une orthèse rigide de repos du poignet pendant la nuit.

En deuxième intention: infiltration de corticoïdes, qui peut soulager temporairement.


TRAITEMENT NATUREL

 

L'Iode

L’iode peut constituer un levier thérapeutique pertinent dans le syndrome du canal carpien d’origine ou aggravé par un ralentissement thyroïdien, en contribuant à diminuer l’œdème tissulaire, l’épaississement des gaines tendineuses et, par conséquent, la compression du nerf médian. Dans ce contexte, l’iode n’agit pas comme un antalgique direct, mais comme un régulateur du terrain endocrino-métabolique, en amont du symptôme.

En tant que précurseur indispensable des hormones thyroïdiennes T3 et T4, l’iode joue un rôle central dans la régulation du métabolisme cellulaire, du drainage tissulaire et de la trophicité nerveuse. Lorsque le canal carpien s’inscrit dans un dysfonctionnement thyroïdien fonctionnel, même fruste ou infraclinique, une correction ciblée d’une carence en iode peut participer significativement à l’amélioration du tableau clinique.

Une correction adaptée d’une carence en iode peut permettre :

  • ✔ une meilleure régulation hormonale thyroïdienne,

  • ✔ une diminution des œdèmes péri-tendineux et péri-nerveux,

  • ✔ une amélioration du drainage lymphatique et veineux,

  • ✔ une réduction de la pression exercée sur le nerf médian,

  • ✔ une amélioration de la conduction nerveuse et de la récupération tissulaire.

Chez certains patients, la prise en charge du terrain thyroïdien suffit à faire régresser partiellement, voire totalement, les symptômes du canal carpien, sans recours à des traitements invasifs.

Profils chez lesquels envisager un déficit en iode:

  • Canal carpien bilatéral, récidivant ou inexpliqué

  • Présence de signes évocateurs d’une hypothyroïdie, même modérée :

    • fatigue chronique

    • frilosité

    • prise de poids inexpliquée

    • peau sèche

    • constipation

    • ralentissement cognitif ou mental

  • Femmes en péri-ménopause, post-partum ou après déséquilibres hormonaux

  • Personnes peu exposées aux produits de la mer

  • Alimentation pauvre en iode (absence de sel iodé, faible consommation de poissons et fruits de mer)

Modalités et précautions

La supplémentation en iode doit rester ciblée, temporaire et biologiquement encadrée.

Cure recommandée : 2 à 3 mois

NB: L’iode a besoin de co-facteurs sur le long terme : Sélénium (protège la thyroïde du stress oxydatif), Zinc (conversion hormonale), Fer (transport hormonal), Vitamine A (expression des récepteurs thyroïdiens).

Bilan impératif avant supplémentation :

  • TSH

  • T3 libre

  • T4 libre

Contre-indications formelles

  • Hyperthyroïdie

  • Nodules thyroïdiens non explorés

  • Maladie auto-immune thyroïdienne active (Hashimoto, Basedow)


Le Magnésium

Le magnésium est un minéral clé du système neuromusculaire. Il intervient dans la conduction nerveuse, la relaxation musculaire, la modulation de l’inflammation et la régulation du stress. Une insuffisance en magnésium favorise les tensions musculaires et tendineuses, les spasmes, ainsi qu’une hyperexcitabilité nerveuse, pouvant aggraver la compression du nerf médian dans le canal carpien.

Chez de nombreuses personnes atteintes de canal carpien, on retrouve un déficit fonctionnel en magnésium, parfois malgré des valeurs sanguines dites “normales”.

Valeurs biologiques de référence

Magnésium sérique: Normes usuelles : 0,75 – 0,95 mmol/L (Le magnésium sérique ne reflète que 1 % du stock total).

Magnésium érythrocytaire (plus pertinent): Normes usuelles : 1,65 – 2,65 mmol/L

Valeurs fonctionnelles optimales

  • Magnésium sérique idéal : ≥ 0,85 mmol/L

  • Magnésium érythrocytaire idéal : ≥ 2,0 mmol/L

Signes évocateurs d’un déficit:

  • Crampes, tensions musculaires,

  • Fourmillements, engourdissements,

  • Spasmes tendineux,

  • Fatigue nerveuse,

  • Troubles du sommeil,

  • Stress chronique.

Posologie recommandée

  • 300 à 400 mg de magnésium élément par jour

  • À fractionner en 2 prises (matin et soir)

  • Formes conseillées :

    • Bisglycinate,

    • Malate,

    • Glycérophosphate.

À associer idéalement à :

  • Vitamine B6 (10–25 mg/j) pour améliorer la pénétration cellulaire.


La Vitamine B6 :

La vitamine B6 (pyridoxine) joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du système nerveux et la transmission de l’influx nerveux. Elle intervient notamment dans la synthèse des neurotransmetteurs et dans le métabolisme des acides aminés, indispensables à la santé des nerfs périphériques.

Une carence, même modérée, en vitamine B6 est fréquemment associée au syndrome du canal carpien, favorisant l’irritation du nerf médian, les fourmillements, les engourdissements et les douleurs nocturnes. Elle peut également contribuer à une rétention hydrique locale, accentuant la compression du nerf dans le canal carpien.

Une supplémentation adaptée en vitamine B6 (après bilan biologique) peut aider à :

  • Réduire les paresthésies (picotements, engourdissements),

  • Améliorer la conduction nerveuse,

  • Diminuer l’inflammation péri-nerveuse,

  • Soutenir la récupération du nerf médian.

La vitamine B6 constitue ainsi un soutien simple et pertinent dans l’accompagnement global du syndrome du canal carpien, en complément des mesures mécaniques et anti-inflammatoires.

La vitamine B6 est idéalement évaluée sous sa forme active : PLP (pyridoxal-5-phosphate).

Valeurs biologiques de référence

  • Valeur de référence laboratoire : 5 à 50 µg/L (selon les laboratoires)

Valeurs fonctionnelles recommandées

  • Zone basse : < 10–15 µg/L

→ insuffisance fonctionnelle possible

→ terrain à risque de neuropathies périphériques, paresthésies, canal carpien

·         Zone optimale : 20 à 40 µg/L

  • Valeurs élevées : > 50–60 µg/L

→ risque de surdosage chronique si supplémentation prolongée

Attention, éviter les doses élevées prolongées (>100 mg/j) car un surdosage chronique peut entraîner un risque de neuropathie sensitive.

Posologie recommandée

Dose recommandée : 25 à 50 mg par jour

Répartition :

  • En 1 prise le matin

  • Ou en 2 prises (matin / midi) si sensibilité digestive

Durée de la cure : 6 à 8 semaines

 

Les oméga-3 : alliés essentiels contre l’inflammation et les douleurs nerveuses

Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés indispensables au bon fonctionnement du système nerveux, des articulations et des tissus conjonctifs (fascias, tendons). Ils jouent un rôle clé dans la régulation de l’inflammation, la fluidité des membranes cellulaires et la protection des nerfs, ce qui les rend particulièrement intéressants dans les troubles comme le syndrome du canal carpien.

Sur le plan physiologique, ils contribuent à :

  • diminuer la production de médiateurs inflammatoires (prostaglandines, cytokines),

  • améliorer la micro-circulation,

  • soutenir la conduction nerveuse,

  • limiter l’œdème péri-nerveux et les douleurs chroniques.

Ils soutiennent à la fois les nerfs, les fascias et les articulations, et renforcent l’efficacité des autres approches (micronutrition, soins manuels, gestion du stress).

Aliments riches en oméga-3:

Sources animales (EPA & DHA – formes les plus actives): ce sont les formes directement utilisables par l’organisme.

  • Poissons gras : sardine, maquereau, hareng, anchois, saumon sauvage

  • Œufs enrichis en oméga-3

  • Certaines algues (source intéressante pour les personnes végétariennes)

Idéalement : 3 à 4 portions de poissons gras par semaine

Sources végétales (ALA – précurseur)

L’ALA doit être converti par l’organisme en EPA/DHA (conversion limitée).

  • Graines de lin (fraîches et moulues)

  • Graines de chia

  • Noix

  • Huile de colza, de lin, de noix (à froid, jamais chauffées)

Intéressantes en prévention, mais souvent insuffisantes seules en cas d’inflammation ou de douleur nerveuse.

Complémentation : posologie recommandée

En cas de douleurs inflammatoires, troubles nerveux ou canal carpien :

Dose efficace:

  • 1 000 à 2 000 mg par jour d’EPA + DHA combinés

  • En une ou deux prises, au cours des repas

En prévention ou entretien:

  • 500 à 1 000 mg/jour d’EPA + DHA


Le curcuma (Curcuma longa) 

C'est une plante médicinale utilisée depuis des millénaires en médecine traditionnelle pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et antioxydantes. Son principe actif principal, la curcumine, agit directement sur les voies de l’inflammation chronique, ce qui en fait un allié précieux dans les douleurs nerveuses et musculo-tendineuses. Le curcuma est un pilier naturel de la prise en charge des inflammations chroniques et des douleurs nerveuses. Dans le cadre du canal carpien, il aide à décomprimer le nerf, apaiser l’inflammation et améliorer la mobilité tissulaire, surtout lorsqu’il est intégré dans une approche globale.

Sur le plan physiologique, le curcuma permet de :

  • inhiber les médiateurs de l’inflammation (NF-κB, COX-2, cytokines),

  • réduire l’œdème péri-nerveux,

  • limiter la fibrose et la rigidification des tissus,

  • soutenir la souplesse des fascias et la récupération tissulaire.

Aliments contenant du curcuma:

  • Racine fraîche de curcuma (râpée)

  • Curcuma en poudre (épice)

  • Mélanges type golden milk (curcuma + poivre + corps gras)

Le curcuma alimentaire est intéressant en prévention, mais insuffisant seul en cas d’inflammation installée ou de douleur chronique.

La curcumine est très peu absorbée sans association à :

  • un corps gras (huile, lait végétal, ghee)

  • du poivre noir (pipérine)

Complémentation : posologie efficace

✔ En cas de douleur inflammatoire / canal carpien

  • 500 à 1 500 mg de curcuminoïdes par jour

  • En 1 à 3 prises, au cours des repas

✔ En entretien ou prévention

  • 300 à 600 mg/jour

Déconseillé en cas de :

  • calculs biliaires obstructifs

  • prise d’anticoagulants à forte dose

  • chirurgie programmée (arrêt 7–10 jours avant)

Toujours introduire progressivement.


L'argile 

L’argile est utilisée depuis l’Antiquité pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires, décongestionnantes et absorbantes. Riche en minéraux et oligo-éléments, elle agit comme un véritable pansement biologique, capable de moduler l’inflammation locale, d’absorber les excès de liquides et de soutenir les processus de réparation tissulaire.

Dans le cadre du syndrome du canal carpien, l’argile constitue un outil simple et efficace pour soulager la douleur et réduire la compression nerveuse, en complément d’une prise en charge globale.

Sur le plan physiologique, l’argile agit par plusieurs mécanismes complémentaires :

  • Effet anti-inflammatoire local→ diminution des médiateurs inflammatoires et apaisement des tissus irrités;

  • Action absorbante et osmotique→ capte les toxines, métabolites inflammatoires et excès de liquides→ réduit l’œdème péri-tendineux et péri-nerveux;

  • Effet décongestionnant→ amélioration du drainage lymphatique local→ diminution de la pression dans les espaces anatomiques confinés;

  • Apport minéral→ soutien des processus de cicatrisation et de régénération tissulaire;

  • Effet thermique modulé→ utilisé froid pour calmer l’inflammation aiguë→ utilisé tiède pour favoriser la détente et la circulation.

Appliquer un cataplasme d’argile verte (montmorillonite) 2 à 3 fois par jour ou toute la nuit de façon régulière.

Mode d’utilisation (cataplasme)

  • Mélanger l’argile avec de l’eau de source (ou une infusion) dans un récipient non métallique

  • Appliquer une couche de 1 à 2 cm sur le poignet

  • Recouvrir d’une gaze ou d’un linge

  • Laisser poser 20 à 40 minutes

  • Retirer avant séchage complet

  • 1 fois par jour ou 3–4 fois par semaine selon l’intensité

Ne jamais réutiliser l’argile usagée.


HUILES ESSENTIELLES

Dans un flacon en verre teinté, mélanger:

  • 1,5 ml d’HE d’Ocimum basilicum (basilic romain) (Elle agit sur les spasmes musculaires et tendineux responsables de la compression indirecte du nerf médian. Elle est particulièrement indiquée lorsque la douleur est associée à la tension nerveuse, au stress, à une crispation musculaire chronique).

  • 1,5 HE de Laurus nobilis (Laurier noble) (Elle soutient la récupération du nerf médian, limite l’inflammation locale et améliore la transmission nerveuse).

  • 1,5 ml d’HE de Gaultheria procumbens (gaulthérie couchée ) (Elle agit sur l’inflammation tendineuse et ligamentaire, diminue la douleur et l’œdème local).

  • 2.5 ml d’HE d’Eucalyptus citriodora (eucalyptus citronné) (elle réduit l’inflammation chronique et en améliore le confort articulaire et tendineux).

  • 0.5 ml d’ HE d’Achillea ligustica (achillée millefeuille) (Elle favorise la microcirculation locale, diminue la congestion du canal carpien et soutient la réparation des tissus péri-nerveux et tendineux).

  • 10 ml d'Huile de ricin

Appliquer 6 gouttes localement, 3 fois par jour pendant 1 mois.

Attention

L’utilisation des huiles essentielles doit toujours être prudente, individualisée et encadrée, toujours effectuer un test cutané 12 h avant la première utilisation.

Ne pas appliquer sur :

  • Peau lésée,

  • Plaies ouvertes,

  • Zones inflammatoires aiguës très douloureuses sans avis.

 

Contre-indications absolues

  • Grossesse et allaitement

  • Enfants de moins de 6 ans

  • Allergie connue à l’aspirine ou aux salicylés

  • Troubles de la coagulation

  • Traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire

  • Épilepsie (notamment pour le basilic)

  • Insuffisance hépatique sévère

 

Cataplasme d’huile de ricin

Vous pouvez effectuer régulièrement un cataplasme d’huile de ricin, particulièrement intéressant dans le cadre du syndrome du canal carpien. Riche en acides gras et en vitamine E, cette huile favorise la régénération des tissus et participe à une cicatrisation plus rapide. Elle stimule notamment la synthèse de collagène et d’élastine, deux composants essentiels au maintien de la souplesse des tendons, des ligaments et des structures articulaires.

L’huile de ricin possède également des propriétés antalgiques et anti-inflammatoires reconnues. L’acide ricinoléique, son principal constituant actif, a démontré son efficacité pour réduire la douleur, l’inflammation et les œdèmes, contribuant ainsi à diminuer l’enflure locale et la compression tissulaire.

Par ailleurs, son action décongestionnante et drainante en fait un excellent soutien pour favoriser l’élimination des déchets métaboliques accumulés dans les tissus et les liquides corporels, améliorant ainsi la qualité du terrain local.

Dans le commerce, il existe des cataplasmes en tissu spécialement conçus pour l’huile de ricin, lavables et réutilisables. Ils peuvent être utilisés régulièrement, en veillant à effectuer un lavage environ toutes les dix utilisations afin de garantir une bonne hygiène.


HOMÉOPATHIE

Calcarea fluorica : tendinite chronique avec calcification tendineuse.

Magnesia phosphorica 15 CH : 5 granules, 3 fois par jour.

Ruta graveolens 7 CH : tendinite d’insertion. Contraction tendineuse (tendons des muscles fléchisseurs). Localisation préférentielle au poignet.


Hygiène de vie et alimentation

L’hygiène de vie constitue un pilier fondamental dans la prévention et la prise en charge du syndrome du canal carpien. Elle permet d’agir en profondeur sur l’inflammation de bas grade, l’œdème tissulaire, la qualité des tissus conjonctifs et la récupération nerveuse.


Alimentation anti-inflammatoire et alcalinisante

  • Réduction stricte du sucre et des aliments ultra-transformés(produits raffinés, sodas, viennoiseries, plats industriels), responsables d’une inflammation chronique, d’une glycation des tissus et d’un épaississement des fascias et des gaines tendineuses.

  • Privilégier une alimentation vivante, alcalinisante, riche en micronutriments, à base de :

    • fruits et légumes frais, idéalement crus ou peu cuits,

    • crudités variées et légumes verts,

    • fruits secs et oléagineux (amandes, noix, noisettes),

    • huiles de qualité riches en oméga-3.

  • Une acidification chronique du terrain (acidose métabolique latente) est délétère pour les articulations, ligaments, tendons et fascias, favorisant douleurs, raideurs et inflammations (voir article : acidose métabolique).


Gestion des contraintes mécaniques

  • Limiter les gestes répétitifs (souris, clavier, bricolage, gestes professionnels), en introduisant des pauses régulières et des étirements ciblés de la main, du poignet et de l’avant-bras.

  • Adapter l’ergonomie du poste de travail :

    • clavier et souris ergonomiques,

    • avant-bras soutenus,

    • poignets en position neutre,

    • ajustement de la hauteur du bureau et de l’écran,

    • correction des postures cervicales et scapulaires (la compression débute souvent en amont).


Soutien nocturne et récupération

  • Port ponctuel d’une orthèse nocturne→ permet de maintenir le poignet en position neutre, de limiter les compressions nocturnes du nerf médian et d’améliorer la qualité du sommeil.

L’orthèse doit rester transitoire, afin d’éviter une dépendance et une perte de mobilité.


Récupération et régulation du stress

  • Favoriser un sommeil réparateur, indispensable à la régénération nerveuse.

  • Réduire le stress chronique (cortisol), qui augmente l’inflammation et la rigidité des fascias (voir article "fascias et fasciathérapie"), par :

    • respiration consciente,

    • relaxation,

    • étirements doux,

    • activité physique adaptée.


Exercice de fasciathérapie

La fasciathérapie n’agit pas directement sur la cause médicale du canal carpien, mais elle constitue un accompagnement corporel global pouvant apporter un soulagement significatif.

En relâchant les contraintes fasciales, souvent majorées par le stress et les gestes répétitifs, elle aide à diminuer les pressions exercées autour du nerf médian. La restauration de la mobilité des fascias améliore la microcirculation locale, favorisant la réduction des œdèmes, des fourmillements et des sensations d’engourdissement.

Par son toucher perceptif, la fasciathérapie agit également sur le système nerveux autonome, contribuant à apaiser l’hyperactivité nerveuse fréquemment associée aux douleurs chroniques.

Position de départ

  • Assis(e) confortablement

  • Avant-bras posé sur la table, paume vers le haut

  • Une balle souple (balle sensorielle ou balle de massage en mousse) sous la paume

Mouvement

  1. Poser doucement la paume sur la balle

  2. Effectuer de petits cercles lents avec la main

  3. Insister doucement sur :

    • le centre de la paume

    • la base du pouce (éminence thénar)

    • la base de l’auriculaire (éminence hypothénar)

  4. Pression progressive, non douloureuse

  5. Variante: presser doucement la balle dans la main sur l'expiration, à l'inspiration relâcher

Durée : 2 à 3 minutes par main

Respiration associée

  • Inspirer par le nez

  • Expirer lentement par la bouche

  • À chaque expiration, laisse la main se relâcher sur la balle

Effets sur les fascias

✔ Décompression des tissus du canal carpien

✔ Amélioration du glissement des tendons fléchisseurs

✔ Diminution des paresthésies (fourmillements, engourdissements)

✔ Relâchement des tensions liées aux gestes répétitifs


Symbolique émotionnelle et décodage biologique du canal carpien

Le canal carpien concerne la main, symbole de :

  • L’action,

  • Le faire,

  • La prise,

  • Le don.

Sentiment dominant : « J’en fais trop, trop longtemps, sans marge de récupération. », il n'y a plus de possibilité de main-tenir ce qui est en cours...

 

Il traduit souvent :

  • Une surcharge mentale,

  • Une pression professionnelle (concurrence, dévalorisation dans le travail), ou familiale,

  • Un perfectionnisme,

  • Une difficulté à poser des limites.

 

Nuance droite / gauche: pour un droitier (inversé pour un gaucher)

Canal carpien droit (main du faire, de l’action)

  • Sur-responsabilité,

  • Pression du devoir,

  • Difficulté à déléguer.

  • Besoin inconscient de "laisser tomber", se séparer du mari.

Sentiment dominant : « Je porte trop pour les autres. »

 

Canal carpien gauche (main du recevoir, du ressenti)

  • Difficulté à recevoir de l’aide,

  • Insécurité,

  • Déséquilibre du féminin et de la thyroïde.

  • Besoin inconscient de "laisser tomber", de se séparer de l'enfant.

Sentiment dominant : « Je dois tout gérer seule. »



Le syndrome du canal carpien ne se résume pas à une simple compression mécanique du nerf médian. Il s’inscrit le plus souvent dans un terrain multifactoriel, associant inflammation chronique, œdème tissulaire, déséquilibres hormonaux (notamment thyroïdiens), contraintes mécaniques répétées, rigidité fasciale et surcharge neuro-émotionnelle.

Une prise en charge globale et personnalisée, intégrant l’hygiène de vie, l’alimentation anti-inflammatoire, la micronutrition ciblée, les soins locaux, le travail myofascial et l’ergonomie, permet dans de nombreux cas de soulager durablement les symptômes, de prévenir l’aggravation et parfois d’éviter le recours à des gestes invasifs.

Agir sur le terrain, restaurer l’équilibre tissulaire et respecter les capacités d’auto-régulation de l’organisme constituent les fondements d’une approche intégrative efficace, au service d’une récupération fonctionnelle durable et d’une meilleure qualité de vie.

 

Prenez soin de vous, Marianne

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